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Site franco-allemand relatif au jumelage des communes françaises de Entrammes, Forcé et Parné sur Roc avec la commune allemande de Rosendahl, depuis le 4 octobre 1970/Deutsch-französische Internetseite der Partnerschaft zwischen der deutschen Gemeinde Rosendahl und den französischen Gemeinden Entrammes, Forcé und Parné sur Roc

Les élèves de la Grundschule St Antonius de Rosendahl-Darfeld visite la Mayenne
Article mis en ligne le 8 avril 2008
par jean-marc
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Dimanche 6 avril 2008

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Malgré des prévisions météo défavorables, c’est sous un ciel bleu que les élèves de l’école publique de Parné sur Roc attendent leurs correspondants de Rosendahl. En effet, voilà déjà une année que l’on s’est quitté. Gabriel, Chloé, Victoire, Marie et les autres sont impatients de retrouver leur camarade. Chacun, d’ailleurs, doit lui souhaité la bienvenue, en mêlant les langues française et allemande. En effet, depuis le début de l’année, Isabelle a relancé l’initiation à la langue allemande et a même fait venir la Deutschemobile. Les parents sont également présents et assurent l’intendance.

Après les mots de bienvenue, Dany, la directrice de l’école d’accueil propose à Alexander, le directeur de la Grundschule, une visite de l’ensemble de l’école. Pendant ce temps, une averse de pluie et de neige a remplacé le soleil.

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Christa, Andrea et Karin, les 3 institutrices qui accompagnent Alexander, mais aussi Dieter, le « Hausmeister » et les élèves, s’intéressent aux nombreux dessins sur les murs, aux livres dans les étagères, aux accessoires divers, à la disposition des tables, etc ... « Et en classe maternelle, qu’est-ce que vous faîtes avec les enfants » ? Cette question peut paraitre curieuse et, pourtant, elle est légitime ; en Allemagne, l’école maternelle n’existe pas.

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Elle est remplacée par les "Kindergarten", administrés par des associations...

On commence seulement l’école à l’âge de 6 ans, en première classe de la Grundschule, que l’on quittera en 5°, après l’équivalent du CM1 français.

Après un déjeuner servi au restaurant scolaire, les jeunes élèves de la Grundschule se dirigent vers Entrammes et remontent le temps jusqu’à InterAmnes, c’est à dire jusqu’à l’époque où les Romains occupent la Gaule... toute la Gaule.

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Ensuite, ils reviennent vers notre époque et marquent une pause à la fin du XVIII° siècle, au moment de la Révolution française.

A cette date, les moines Trappistes (Abbaye de la Trappe, département de l’Orne) choisissent l’exil et s’établissent, provisoirement, à Darfeld, en Westpalie.

Puis, ils rentrent en France et choisissent en 1815, à Entrammes, l’abbaye du Port-du-Salut pour poursuivre la Règle de Cîteaux.

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Dom Joseph Deschamps, père abbé, présente la vie monastique, avec un lever à 4h00 chaque matin pour une première prière à laquelle suivront 6 autres jusqu’au soir. A ce rythme, le temps passe très vite et on ne voit pas le temps passé à l’abbaye. Pour vivre, la communauté religieuse se lance très tôt dans la fabrication de fromage, avec une recette qu’elle mettra elle-même au point. La marque “Port-Salut” est déposée dès 1874.

En 1959, elle décide de se séparer de la fromagerie devenue trop importante. Abbaye

Pendant ce temps, un instituteur allemand de Darfeld essaie de savoir ce que sont devenus les moines qui ont quitté Darfeld en 1815.

Les étiquettes de fromage lui permettront de situer, dès 1969, une certaine abbaye du Port du Salut, ... sur une carte française !

Cette découverte donne naissance à un nouveau jumelage franco-allemand, le 4 octobre 1970.

Aujourd’hui, avec la centrale électrique et les travaux de sous-traitance qu’elle réalise, notamment dans le milieu des parfums, la communauté et ses 15 membres s’approche de son 200° anniversaire...

Maintenant, c’est la 3° génération, depuis 1970, qui découvre cette histoire particulière d’amitié entre les peuples.

Lundi 7 avril 2008

Les choses sérieuses commencent. La journée du lundi est consacrée entièrement à l’école. Les élèves des 2 écoles doivent apprendre à se connaître. La journée commence par une visite des classes et, notamment, par les classes de maternelle, classes qui n’ont pas d’équivalent en Allemagne. On commence en première à l’âge de 6 ans ; auparavant, on va au Kindergarten (jardin d’enfants) géré généralement par l’église.

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La matinée se poursuit par un rallye découverte dans les rues du bourg, où les élèves, en équipes mixtes, doivent résoudre de nombreuses énigmes.

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Après un déjeuner au restaurant scolaire, l’ensemble des élèves allemands et français se retrouvent à l’école, répartis entre plusieurs ateliers mixtes.

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La fin de la journée s’achève à la mairie où Elisabeth Pannard, nouveau maire, reçoit les jeunes élèves allemands.

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Mardi 8 avril 2008

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Dès 9h15, les élèves allemands et français se retrouvent devant le musée des sciences et se séparent en 2 groupes mixtes, les uns se dirigeant vers le musée, les autres vers le vieux château.

Au musée, une exposition consacrée au sucre sensibilise les visiteurs à cette ressource énergétique indispensable à l’organisme. En fait, c’est à un véritable cours que les enfants vont assister.

Dans quel produit trouve-t-on du sucre, différence entre fructose et glucose, le sucre est-il bon pour la santé, qu’est-ce que l’indice glycémique ?

Voici quelques unes des nombreuses questions auxquelles les enfants ont essayé d’apporter des réponses.

Le vieux château abrite de nombreux tableaux d’artistes peintres célèbres, comme Henri Rousseau dit le douanier.

Né le 21 mai 1844 à Laval et enterré au jardin de la Perrine où le poète Guillaume Apollinaire lui consacre une épitaphe :

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« Nous te saluons Gentil Rousseau tu nous entends Delaunay sa femme, monsieur Queval et moi Laisse passer nos bagages en franchise à la porte du ciel Nous t’apporterons des pinceaux des couleurs et des toiles Afin que tes loisirs sacrés dans la lumière réelle Tu les consacres à peindre comme tu tiras mon portrait La face des étoiles ».

Il est le plus célèbre représentant des peintres naïfs. Au milieu de son atelier reconstitué, les élèves ont découvert tous les objets utiles au peintre, depuis les pinceaux et couteaux, le chevalet, les toiles, les peintures à l’eau ou à l’huile et, enfin, la documentation.

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En effet, Henri Rousseau est un peintre imaginaire qui s’inspire souvent de livres ou de revues pour peindre ses tableaux.

Le vieux château est constitué d’un donjon avec une charpente unique en France (une seule charpente similaire existerait en Europe, à Nuremberg, en Allemagne) constituée de hourds primitifs.

L’après-midi, guidés par l’office du tourisme, avec un questionnaire à la main, les enfants doivent parcourir la vieille ville, répartis en 4 petits groupes, pour retrouver des personnages ou bien des édifices célèbres.

Ils croisent ainsi Ambroise Paré, père de la chirurgie, né à Laval vers 1510,

Alfred Jarry, né à Laval en 1873, et son roi Ubu,

la tour Renaise,

la porte Beucheresse où est né le peintre Henri Rousseau,

Béatrix de Gâvre (13° siècle) qui développa le tissage du lin et, enfin, le navigateur Alain Gerbault, né à Laval en 1893, et une copie de son bateau, le Fiercrest.


La journée se termine par un diner à la salle des Chardonnerets, suivi d’une initiation à un jeu venu d’Amérique. Ainsi, Serge, ancien directeur de l’école, explique aux élèves le maniement de la batte (raquette) de baseball.

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Pour certains d’entre-eux, il n’est pas évident de renvoyer la balle aussi loin que possible.

Cependant, après le lancer, le batteur commence sa course autour du terrain pendant que les adversaires tentent de récupérer la balle...

Seules, les premières fraicheurs de la soirée invitent les jeunes à mettre fin à cette belle journée ensoleillée. Base2

Mercredi 7 avril 2008

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Classé monument historique depuis 1874 et inscrit au "Patrimoine Mondial" par l’Unesco en 1979, le Mont St Lichel est un haut lieu touristique qui reçoit plus de trois millions de visiteurs par an, jusqu’à 20 000 quotidiennement.

Il se situe en Normandie, à l’embouchure du Couesnon, rivière qui sépare la Bretagne de la Normandie.

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L’îlot est une excroissance granitique d’environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 280 ha, au dessus de laquelle s’élève l’abbaye. Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage Le mont St Michel2 La marée, une des plus fortes au monde, a une amplitude de 14 à 15 m lors des équinoxes. La mer se retire alors sur une dizaine de kilomètres et on dit qu’elle revient à la vitesse d’un cheval au galop.

Cependant, la baie a tendance, avec le temps, à s’ensabler et le caractère insulaire du Mont St Michel est menacé.

Ainsi, un immense chantier vient de débuter afin de limiter ce phénomène en reconstituant un effet de chasse, par la construction d’un nouveau barrage sur le Couesnon mais aussi par la suppression des parkings actuels, dont la digue-route construite en 1880, digue qui supporte même, entre 1901 et 1938, une ligne de chemin de fer permettant au train d’accéder au pied des remparts.

A la demande de l’Archange Michel, Aubert, évêque d’Avranches construit la première église en 709. Puis, en 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s’établit sur le rocher.

Ensuite, lors de la guerre de cent ans (14 et 15° siècle), l’abbaye fut protégée par des murailles ou remparts, toujours présentes, avec pont-levis.

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Dès la fin du 16° siècle, le Mont St Michel constitue une prison du roi. Toutefois, c’est entre 1793 et 1863 qu’il remplit pleinement cette nouvelle fonction en accueillant près de 14 000 prisonniers, dont de nombreux prêtres ou détenus politiques.

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Autour de l’abbaye, avec sa quarantaine d’habitants, le village, essentiellement tourné vers le commerce et le tourisme, anime quotidiennement la vie de l’îlot.

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Après le Mont St Michel, direction la Bretagne où St Malo, la ville forteresse, s’offre à nos jeunes touristes.

Commencés dès le 12° siècle, les remparts, qui surplombent d’immenses plages, constituent un lieu de promenade incontournable qui permet de faire le tour de la cité en admirant son port et les nombreux bateaux qui y sont amarrés ainsi que tout le spectacle de la mer.

C’est aussi à partir de cette ville, également appelée cité corsaire, qu’en 1534, à la demande de François 1°, roi de France, Jacques Cartier s’élance vers l’Amérique du nord... pour y rechercher un passage vers l’Asie. Il découvre alors, en remontant le fleuve St Laurent, le Canada et les Iroquoiens, ses habitants, puis le Québec et la future ville de Montréal.

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Bien que la température ne soit pas optimum, on ne résiste pas à l’envie de prendre la température de l’eau...

Jeudi 10 avril 2008

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Journée ensoleillée consacrée à l’époque médiévale, autour du site de la Ferté Clairbois, où nous attend messire Val le parfait Chevalier, et du château de Ste Suzanne qui a su résister à Guillaume le Conquérant, entre 1083 et 1086.

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La Ferté-Clairbois est le cadre d’une histoire imaginaire inventée par Gilles Raab, le seigneur des lieux, nous transportant au temps de Guillaume le Conquérant, avec son donjon et son pont-levis. Protégée par de hautes palissades, l’entrée se fait par la porte des Plantagenêt. Aussitôt franchie se dressent les écuries sur la gauche, le pilori en face et, sur la droite, le jardin des plantes aromatiques. Au fond, on découvre le four banal et, en retrait, le moulin banal. A l’époque, les paysans de sa seigneurie avaient l’obligation de venir moudre leurs céréales et cuire leur pain chez le seigneur local qui, au passage, prélevait à son profit de 12 à 20% des produits, comme une sorte d’impôt.

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Pour pénétrer dans le donjon, il faut franchir le pont-levis ou bien franchir les douves qui l’entourent à la nage. Grâce à son contrepoids, 2 personnes suffisent pour le manoeuvrer. Ainsi, sitôt le pont relevé, nous voilà isolés au pied du donjon où une visite des lieux permet de découvrir, au sous-sol, les oubliettes avec leur passage secret, la salle basse, la salle noble et, enfin, la salle des gardes, tout en haut de l’édifice d’où l’on découvre un magnifique point de vue.

Dans l’après-midi, après une petite escapade au château de Ste Suzanne et la découverte de son imposant donjon récemment restauré et un pique-nique dans les jardins du manoir de la Butte verte, le seigneur des lieux nous invite retrouver la clé des champs... que l’on finira par retrouver, grâce aux nombreux indices, dans ... (c’est un secret, on ne peut pas le dire...) !

Après le Moyen-âge, la journée n’est pas finie. Parents et amis attendent les enfants à la salle des Chardonnerets, pour un dîner d’adieu, le retour vers Rosendahl étant fixé au 11 avril, à la première heure.

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Les enfants des 2 écoles assurent le spectacle avec acrobaties, jongleries et chants et, en hommage à Isabelle, les jeunes de Rosendahl reprennent tous en choeur « Grün, grün, grün sind alle meine Kleider. »

Avant de se séparer, Alexander invite les élèves de Parné sur Roc à revenir, en 2009, à Rosendahl car, au terme de ces 5 journées passées ensemble, une véritable amitié s’est installée entre les enfants. Au moment de se dire au revoir, les larmes n’épargnent pas nos chères petites têtes blondes.. !

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« Wir sind gerade von der stimmungsvollen und mitreißenden Abschiedsfeier zurückgekehrt. Alle haben sich wieder prima verstanden. Zitat : "Irgendwie möchte ich hier bleiben, irgendwie aber auch nicht !" Die Folge : Wir mussten weinende französische Kinder zurücklassen. Die Reaktion unserer Kinder kam mit leichter Verzögerung. Ein Bus voller weinender Kinder ! Wir werden sie jetzt wieder aufbauen und dann ins Bett schicken ».

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