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Site franco-allemand relatif au jumelage des communes françaises de Entrammes, Forcé et Parné sur Roc avec la commune allemande de Rosendahl, depuis le 4 octobre 1970/Deutsch-französische Internetseite der Partnerschaft zwischen der deutschen Gemeinde Rosendahl und den französischen Gemeinden Entrammes, Forcé und Parné sur Roc

L’histoire de l’ancien établissement des Trappistes sur le Rosenthal

Plaque inaugurée la 14 mai 2010, lors du 40° anniversaire du jumelage sur le site "Rosendahler Kreuz"...

Article mis en ligne le 17 juillet 2010
par jean-marc
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Lorsque la révolution française amena la résolution de dissoudre tous les ordres religieux, une seule alternative s’offrait à ceux qui restaient attachés à la vie, retirés dans un couvent : ce fut l’émigration.

En mai 1791, un groupe de 24 moines venant du couvent de La Trappe (Normandie) réussit à prendre en bail l’ancien cloître des Chartreuses, de Valsainte dans le canton suisse de Fribourg.

L’affluence des religieux français en fuite fut tellement rapide que des dépendances devinrent nécessaires. On se donna entre autre pour but l’Amérique du nord.

En août 1793, trois moines, parmi lesquels le futur prieur La Prade, partirent, du cloître de Valsainte pour se rendre en Amérique du Nord.
Le voyage se termina d’abord à Westmalle près d’Anvers, où l’évêque établit, en juin 1794, le premier couvent de trappistes en Flandre.

L’avancement de l’armée révolutionnaire les fit fuir déjà quelques semaines plus tard. Cette fois le voyage les mena, via la Hollande, en Allemagne jusqu’à l’archevêché de Cologne. Ils espéraient y trouver un logis, car le souverain de cette région, Maximilien François archiduc d’Autriche, archevêque de Cologne et évêque de Münster, était le frère de la reine de France, Marie-Antoinette. Ils firent un séjour au monastère bénédictin de Brauweiler, puis continuèrent leur chemin vers Münster. Ils y arrivèrent en septembre 1794. Quelques jours plus tard, ils se rendirent à Marienfeld (Harsewinkel).

Grâce aux relations nouées avec le cercle münsterois de la "Familia Sacra" pendant son séjour d’environ une année au couvent cistercien de Marienfeld, le prieur La Prade entra en contact avec Adolf Heidenreich Droste zu Vischering à Darfeld.

Ces rapports furent décisifs. Le 16 octobre 1795, on installa la croix fondatrice de l’établissement trappiste de Darfeld sur la propriété de l’ Erbdroste zu Vischering. La propriété communale contiguë, "Rosenthal", donna à l’établissement le nom populaire de "cloître trappiste de Rosenthal".

Le nouveau monastère reçut le nom officiel de "Maison-Dieu de l’Eternité de Notre Dame de la Trappe".

Le prieur La Prade et neuf moines constituaient la communauté fondatrice. Grâce à de généreux dons de la noblesse münsteroise, on put se mettre sans tarder à construire des bâtiments conventuels.

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Le 14 juillet 1796, Alexius Petit de Gescher fondit la première cloche, "Antonia".

Après l’invasion des troupes françaises en Suisse, l’abbé de Valsainte commença également dès 1800, à envoyer des moines, des religieuses et des enfants de ses institutions éducatrices à l’établissement de Darfeld.

Cela mena à la fondation du couvent de religieuses à Darfeld le 18 décembre 1800.

LA MAISON-DIEU DE NOTRE DAME DE LA MISERICORDE
"Rosenthal" était devenu cloître pour moines et religieuses.

En dépit de transformations, celui-ci restait désespérément surpeuplé. On décida de prendre en bail Klein Burlo (environ 3 km au nord). L’évêque refusa pourtant de prendre en bail le cloître cistercien qui était presque vide.

De par la sécularisation, le couvent de Klein Burlo entra en possession du comte rhénan de Salm-Grumbach.
Les efforts des trappistes pour prendre le cloître en bail sans délai furent couronnés de succès en 1804 : les moines s’installèrent au couvent de Klein Burlo, tandis que les religieuses, elles, restaient dans le "cloître de Rosenthal".

Des querelles antérieures avec l’abbé du couvent fondateur de Valsainte donnèrent lieu à l’élection du prieur La Prade comme abbé, le 6 juin, à Darfeld. Après confirmation papale, La Prade fut consacré abbé le 16 juillet 1808 dans le dôme de Münster.
Le couvent de moines comptait à cette époque 79 membres ; au couvent de religieuses, on comptait 42 soeurs.

L’édit du 24 juillet 1811, supprimant les couvents trappistes dans toute la région qui était sous la domination de Napoléon, causa la perte des biens monastiques de Darfeld. Les moines et les religieuses eux-mêmes durent se rendre dans leurs communes natales.
A quelques exceptions près, ils quittèrent Darfeld pour un certain temps.

En 1814, presque tous les religieux. revinrent à Darfeld.

Au moyen d’une pétition, adressée au roi de Prusse, l’abbé La Prade obtint l’autorisation de rester. Mais les conditions imposées ne lui permirent pas d’organiser une vie conventuelle d’après la règle. Cette manœuvre avait pour but de contraindre les moines à abandonner leur établissement.

En même temps, l’abbé de Darfeld s’efforça auprès du roi français, Louis XVIII, pour ré introduire l’ordre en France et pour racheter l’ancien cloître de La Trappe, où il voulait établir la communauté entière de Darfeld.

En 1815, un émigré français du couvent de Darfeld, un noble provenant de la ville de Laval, tint une promesse qu’il avait donnée à Darfeld.

II fît d’Entrammes, dans le département de Mayenne, le lieu ’établissement du premier couvent réorganisé de France après la Révolution. Cinq moines, guidés par le maître des donates, Bernard de Girmont, se rendirent à Entrammes pour emménager le cloître.

Le couvent fut fondé le 21 février 1815 : Maison de Dieu Notre Dame du Port du Salut.

L’ancien maître donate, Bernard du Girmont, devint prieur, et plus tard, premier abbé au couvent d’Entrammes. Au monastère de Rosenthal, Petrus Klausener de Burtscheid, près d’ Aix-la-Chapelle, succéda le 15 juin 1816 à l’abbé La Prade, décédé subitement. On renonça à une élection, à cause des relations tendues entre le cloître et le gouvernement.

Le prieur de Darfeld fut mis directement sous la tutelle du général de l’ordre, à Rome. Le rapport avec le gouvernement de Prusse était tel que le prieur Klausener commença déjà en 1823, à chercher, pour les
religieux de Darfeld, des possibilités de logement hors de la région dominée par les Prusses.

A ceux qui étaient restés à Darfeld, pour la plupart germanophones, s’offrait l’Alsace, où l’on parlait allemand. Le roi de France lui-même venait de donner aux trappistes la permission de revenir.

A la fin de l’année 1824, on trouva à Oelenberg, prés de Reiningen, un bâtiment suffisamment spacieux pour les religieuses et les moines restés à Darfeld.
En septembre 1825, les 62 derniers trappistes de Darfeld (34 religieuses et 28 moines) s’installèrent à Oelenberg.

Les bâtiments conventuels de "Rosenthal" furent démolis en 1827. La propriété rentra en possession du "Erbdroste".

Seules des aquarelles représentant le couvent aux environs de 1805 donnent une idée de l’aspect extérieur de celui-ci.

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Jumelage entre Rosendahl et Entrammes

C’est à cet endroit de la commune de Rosendahl où se sont forgés en 1815 les premiers liens avec Entrammes.

A cette époque, un émigré français du monastère, autrefois situé ici, s’acquitta d’un voeu.
Avec l’aide de quatre autres moines, il s’établit à Entrammes, dans le département de la Mayenne, après la persécution napoléonienne, dans un ancien monastère qui s’ouvrit à d’autres religieux.

Ainsi fut fondé le monastère trappiste « Maison-Dieu de Notre Dame du Port du Salut ».

A la suite du traité franco-allemand du 22 janvier 1963 et de l’amitié croissante avec la France eurent lieu les premières recherches d’un jumelage en 1969.
Grâce aux liens historiques entre Rosendahl et Entrammes, une commune d’environ 2.000 habitants à orientation paysanne, les liens souhaités entre les deux communes purent être nouées très rapidement, avec l’appui du Monastère d’Entrammes.

La signature officielle du document de jumelage eut lieu le 4 octobre 1970 au château de Darfeld.

De nombreux contacts amicaux s’établirent très vite entre les habitants de nos deux communes - malgré la distance considérable de 900 kilomètres - et se sont amplifiés jusqu’à ce jour.

Signes concrets de ce jumelage dans les communes sont la "rue de Rosendahl" et "StraBe von Entrammes".

Depuis 1995, date du 25ième anniversaire du jumelage, Forcé et Parné sur Roc sont également communes jumelées.

Depuis, d’autres signes concrets ont marqué ces communes : le "Square de Rosendahl" à Parné sur Roc, le "Jardin de Rosendahl" à Forcé, la "Strasse von Parné" à Darfeld et la "Strasse von Forcé" à Holtwick.

"Cette plaque a été inaugurée le 14 mai 2010 à l’occasion du 40ième anniversaire."

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Autres informations sur l’histoire de l’établissement Trappiste sur le "Rosenthal" :

  • Knoll, Wilhelm Zur Geschichte der Darfelder Trappistenkloster. In : Geschichtsbldtter des Kreises Coesfeld 7 (1982) S. 55 f (Histoire des monastères trappistes de Darfeld. En : Feuillets historiques du Kreis Coesfeld 7, 1982 page 55)
  • Garwers, B.G. Chronik der Gemeinde Darfeld, Coesfeld, 1982, S. 180 f (Chronique de la commune de Darfeld, Coesfeld, 1982,. page 180)
  • Monasticon Westfaliae (Westfdlisches Klosterbuch), Band I, vorgesehene Herausgabe : 1988 (Monasticon Westfaliae (livre des monasteres et cloitres en Westphalie), 1er tome, parution prévue : 1988)

Texte sur l’histoire du monastère :
Knoll, Wilhelm

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