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Site franco-allemand relatif au jumelage des communes françaises de Entrammes, Forcé et Parné sur Roc avec la commune allemande de Rosendahl, depuis le 4 octobre 1970/Deutsch-französische Internetseite der Partnerschaft zwischen der deutschen Gemeinde Rosendahl und den französischen Gemeinden Entrammes, Forcé und Parné sur Roc

Le traité de Lisbonne, par Wolfram Kuschke

Discours prononcé par Wolfram Kuschke, en l’absence de Madame Dr. Angelica Schwall-Düren, ministre pour les Affaires fédérales, l’Europe et les Médias...

Article mis en ligne le 23 mai 2012
par jean-marc
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En l’absence de Madame Dr. Angelica Schwall-Düren, SPD, qui vient de remporter les élections de Rhénanie, c’est l’ancien ministre Wolfram Kuschke qui est venu apporter quelques éclairages sur le traité de Lisbonne.

Je remercie surtout les maires des communes qui participent à ce jumelage.

Avant tout, j’aimerais mentionner les membres actifs du comité de jumelage Rosendahl- Entrammes, Forcé et Parné sur Roc. Je vous remercie de votre engagement fort et inlassable. C’est grâce à vous que les jumelages sont actifs et vivants.
Je reconnais cet engagement et j’aimerais remercier avant tout vous, Mme Mussinghoff qui représentait les membres actifs de l’association de jumelage.

Aujourd’hui, il y a beaucoup de bonnes raisons pour se réunir et faire la fête.

En 2010, vous avez fêté le 40ième anniversaire du jumelage Rosendahl-Entrammes qui a été fondé en 1969.
A peu près 20 ans plus tard, en 1993, les villages Forcé et Parné ont joint le jumelage.
Et cette année, encore 20 ans plus tard (à peu près), vous fondez un jumelage avec une commune en Pologne, Reszel.
Le rythme des 20 ans est presque devenue une tradition. Cet été, vous allez signer officiellement ce jumelage.

Ce sont l’association et le comité de jumelage Rosendahl, Entrammes, Forcé et Parné sur Roc qui forment un des piliers importants du jumelage et qui permettent de créer des liens internationaux et des amitiés internationales.

Ce ne sont pas seulement les communes qui s’engagent, mais ce sont avant tout les citoyens et les citoyennes qui forment la base du jumelage. Votre engagement donne un exemple aux autres !

Vous arrivez à susciter l’intérêt des jeunes et leur engagement. Ce n’est pas toujours évident qu’il y ait tant d’activités et tant de projets pour les jeunes qui aiment participer à des rencontres scolaires, à des projets musicaux et aux spectacles qu’on a organisé ensemble. Il ne faut pas oublier les jeunes parmi vous qui partent à la ville jumelée pour y faire un stage.

J’aimerais que votre nouveau jumelage puisse profiter de toutes vos expériences. Et je suis sûr que ce nouveau jumelage réussira pour les citoyens et les citoyennes des deux communes.grâce à votre engagement.

Aujourd’hui, en Europe, nous travaillons avec nos voisins, nous faisons des études avec eux, nous vivons ensemble, nous passons nos vacances ensemble, nous discutons et nous nous disputons. Ce fait est dû aux citoyens européens et citoyennes européennes normaux. Parmi eux, de nombreuses personnes avaient le courage de surmonter l’hostilité et les préjugés. C’est grâce à leur courage et leur clairvoyance qu’on a pu fonder les jumelages. Et c’est aussi grâce à eux que ces jumelages sont toujours vivants aujourd’hui.

Je suis tout convaincu que les liens d’amitiés, qui naissent dans le cadre de ces jumelages, forment une base essentielle pour la paix européenne.

Maintenant, les communes en Europe et partout dans le monde profitent d’un grand réseau de jumelages. Comme ils sont vraiment liés par ces jumelages, ils peuvent aider à former un avenir en toute confiance pour leurs citoyens et leurs citoyennes.
Un jour, un grand journal allemand a formulé la phrase suivante :
«  Les jumelages forment un capital, dont les intérêts sont l’amitié et la communication ».

Depuis les années 60, des milliers de communes ont fondé des jumelages avec des pays en Europe et dans le monde entier.
Après la chute du mur à Berlin, les communes allemandes se trouvaient dans la situation de pouvoir créer de nouveaux liens avec des membres de l’ Union européenne, des pays à l’est de l’Europe et au centre de l’Europe.

Aujourd’hui, l’Allemagne, compte 5.223 jumelages. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il y en a 805 et ce fait me rend un peu fier.

Ce sont avant tout les communes de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie qui contribuent beaucoup à la coopération et à l’amitié franco-allemande et à son avancement. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, il y a 246 communes qui sont jumelées à des partenaires français. Parmi les partenaires les plus recherchés, la France se trouve au premier rang et la Pologne au troisième.
A mon avis, c’est un grand succès.

Je pense que nous sommes d’accord que les jumelages ont contribué à la réconciliation des peuples. C’est grâce aux jumelages que les hommes se sont ouverts à l’idée européenne. Ce sont les citoyens et les citoyennes qui ont réclamé le marché intérieur européen, une mobilité sans frontières et d’autres innovations pour pouvoir en profiter. Les hommes désirent et réclament également « L’Europe des citoyens et des citoyennes ».

C'est le traité de Lisbonne qui consolide les droits des citoyens et des citoyennes européens en instaurant le droit à l'initiative populaire

.

Je suis très content de voir que ce droit puisse être réalisé maintenant dans toute l’Union européenne et que tous les citoyens et toutes les citoyennes puissent profiter de ce droit depuis le premier avril.

A l’aide de ce nouveau droit, ils peuvent influencer la politique européenne directement.

Comme cette possibilité n’existait pas avant, quelques initiatives ont tout de suite pris l’occasion et ils ont instauré une initiative européenne contre l’énergie nucléaire et pour un avenir des énergies renouvelables. D’autres initiatives réclament la mobilité sans frontières pour les jeunes.

J’admets que ce ne soit pas facile avant que les initiatives réussissent. Il faut avoir 1.000.000 signatures dans 7 pays européens au minimum pendant un an (dans l’ensemble, il y a 27 membres). Si jamais on arrive à ce nombre de signatures, la commission européenne doit proposer un acte juridique.

Les initiatives européennes peuvent se former dans les domaines de l’environnement, de la protection des consommateurs, dans l’agriculture et dans le commerce.

Je suis très content de voir que les services administratifs allemands se sont situés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. A mon avis, cela fait du bien pour notre Land que les services allemands, qui sont responsables de la réalisation de ces initiatives démocratiques, se trouvent à Cologne et à Bonn. Cela consolide notre région et cela évoque l’impression que c’est notre Land qui a créé de telles initiatives et qu’il les dirige.

Par principe, une initiative populaire européenne ne peut être prise que si les citoyens et les citoyennes arrivent à s'organiser avec d'autres personnes au-delà des frontières, s'ils discutent en commun de leurs sujets et s'ils se rencontrent au moins virtuellement.

Cette idée ne pourrait-elle pas être une tâche pour les jumelages de nos villes ?

Mesdames et Messieurs, profitez de ce jumelage vivant, pour discuter des sujets européens avec vos amis et pour réfléchir en commun, où et comment on pourrait influencer la politique européenne.

En outre, le traité de Lisbonne contient d’autres droits, par exemple le droit européen qui interdit la discrimination. En plus, il y a l’ensemble des droits qui sont dérivés de la charte des droits fondamentaux.

Maintenant, cela fait deux ans que le traité de Lisbonne est entré en vigueur et nous voilà en nous posant la question : le désir de l’Europe des citoyens et citoyennes est –il une utopie ou fait-il partie de notre vie quotidienne ?

Je suis tout à fait persuadé qu’il est grand temps de discuter cette question.

La crise financière et économique nous offre la chance d’obtenir un public européen, qui a manqué jusqu’à maintenant. Les hommes qui vivent en Europe entre Lisbonne et Tallinn, entre Helsinski et Valette, sont préoccupés des mêmes problèmes. Ils ont les mêmes angoisses et les mêmes problèmes à résoudre.

Ceux qui soutiennent l’idée européenne et la maison européenne, ont besoin de confiance et de courage. D’un côté, ce sont les membres de l’union européenne et les politiciens qui prennent des décisions. De l’autre côté, ce sont des citoyens et les citoyennes normaux. L’Europe de demain ne peut être que l’Europe des citoyens et des citoyennes. C’est à eux d’entrer en contact et de discuter de leur avenir commun, bien qu’ils ne parlent pas les mêmes langues, bien que leurs cultures et leurs expériences historiques soient différentes.

Qu’est-ce que nous attendons l’un de l’autre ? Comment est-ce que nous pouvons vivre ensemble ? Pourquoi est-ce que nous sommes des Européens et des Européennes ?

Je suis tout à fait persuadé que Europe de demain nécessite la participation active des citoyens et des citoyennes.

Sans leur participation, il n’y aura pas l’Europe des citoyens et des citoyennes.

En plus, il n’aura pas de changement basé sur la démocratie si on ne réclame pas de souverain démocratique.
Je suis également persuadé que ce sont les citoyennes et les citoyens européens qui ont voulu et causé l’intégration européenne.

C’étaient eux qui ont désiré la paix entre les pays héréditaires en Europe. Comme ils le faisaient autrefois parce qu’ils voyaient la néccessité, il faut absolument donner une vision d’une Europe sociale à l’Europe. Et voilà : ce sont également les citoyens et les citoyennes qui tiennent à cette vision.

Si nous voulons réaliser l’Europe sociale, il faut comprendre que la politique européenne soit un projet qui a pour but la participation des citoyennes et des citoyens en Europe. Eux, ils doivent participer aux acquis culturels et sociaux dont la société européenne dispose.

Pendant les dernier mois, il nous fallait trop devenir témoin d’une politique européenne qui était influencée par l’économie. On a crée des plans de sauvetage pour les banques et pour les Etats. Il n’était pas question des citoyens et des citoyennes et de leurs conditions de vie. C’est une chance qu’on a manqué pour créer une identité européenne par un modèle social.
Et si on regarde la situation économique et financier seulement d’un point de vue national, on risque un point de vue très borné, par exemple : l’Allemagne sauve la Grèce.

Et c’est comme cela qu’on se met à reconstruire des frontières. Est-ce à nous (Les Allemands) de les sauver (Les Grecs) ?

Il n’en est pas question : les membres de l’Union européenne jouent un rôle très important dans la politique européenne. Ils joueront ce rôle toujours d’ici quelque temps. Mais si nous préférons discuter sur le plan national, nous reconstruisons des frontières entre les hommes en Grèce, entre les hommes en Allemagne et d’autre part. Une telle discussion cache les relations sociales entre les pays et elle cache les buts communs. Quand je dis cela, je ne pense pas aux buts des Etats, mais je pense aux buts des hommes.

Je suis tout à fait convaincu que l’Europe des citoyens et des citoyennes fait, au moins de temps en temps, partie de notre vie quotidienne. Nous, les citoyens et les citoyennes de l’Europe, participent aux acquis de l’Europe. Quand je dis cela, je pense aux voyages et à la libre circulation, au droit à faire des études partout en Europe, au droit concernant les activités professionnelles, au droit à séjourner librement en Europe.
Bien que ses acquis et ses droits ne soient pas des droits naturels, ils ne suffiront plus demain. Il y a même des gens qui les mettent en doute : ce sont des hommes qui ne peuvent pas participer à ces acquis parce qu’ils n’ont pas de possibilités de participer au progrès européen.

Très souvent, ils sont d’avis qu’on pourrait renoncer à ces droits. Mais ils oublient les liens qui se sont établis entre nos sociétés et nos économies nationales.

Un pays comme l'Allemagne, qui est orienté vers l'exportation, dépend du bien-être de ses voisins pour qu'ils puissent acheter nos produits.

Les hommes qui prennent un point de vue sceptique vers l’Europe, ne voient pas non plus les possibilités dont ils pourraient profiter. Pour cette raison, la véritable Europe des citoyens et des citoyennes reste un peu utopique.
C’est à nous , cela dépend de nous tous, de faire participer tous les hommes en Europe aux acquis de l’Europe, à la vision d’une Europe sociale et de faire vivre cette vision. Nous avons encore beaucoup de travail à faire !

Mesdames, Messieurs,

Ce sont les villes et les communes qui nous offrent la chance de faire vivre la vision d’une Europe sociale. C’est vous qui vivez réellement dans ces villes et ces communes. Chaque jour, vous vous rendez compte des difficultés des hommes qui vivent ici, vous connaissez leurs priorités et vous connaissez à quelles conditions nous pouvons réussir Vous savez ce qu’il faut faire pour mettre en marche la réalisation d’une Europe sociale.

Moi, je tiens à soutenir les communes en Rhénanie-du-Nord-Westphalie de sorte qu’ils fassent avancer ce processus dans la vie quotidienne et dans la vie professionnelle. Je suis convaincu que chaque ville et chaque commune peut contribuer activement à ce que l’Europe soit sociale, à ce qu’elle vaille à vivre.

Je demande aux politiciens et aux politiciennes dans les villes et les communes de faire avancer la discussion politique et de discuter des résultats avec des politiciens en Europe.

Je demande aux fonctionnaires d’informer et de soutenir des citoyens et les citoyennes en ce qui concerne les droits européens qui ne sont pas toujours facile à comprendre.
Et je demande aux citoyens et aux citoyennes de formuler leurs désirs, leurs angoisses , leurs doutes et leurs idées.concernant l’Europe et d’en informer les politiciens et politiciennes. Je leur demande d’observer activement le processus de la construction de l’Europe de l’avenir.

Pour soutenir les communes dans ce travail, nous avons parlé à de nombreux acteurs. Nous en avons déduit des idées centrales et nous en avons formulé et adopté un programme. Ce programme servira à soutenir les villes et leurs communes dans leur travail pour l’Europe.

Dans le cadre de ce programme nous accorderons , chaque année, un prix à une commune. Ce prix a pour titre “Commune active pour L’Europe”. Il en est le but de faire avancer des processus pour l’Europe dans les communes et dans les villes. Nous aimerions encourager les citoyens et les acteurs de s’engager pour les sujets européens dont ils sont touchés.

En même temps, on demande aux communes de documenter leur engagement et de profiter des avantages que leur situation leur offre.
Il en est un autre but de mettre en marche la communication entre les différentes villes et communes concernant le travail pour l’Europe.
Nous décernerons un prix spécial aux communes qui s’engagent d’une manière extraordinaire et qui invitent alors les autres à les imiter.
Nous tenons à soutenir et à encourager les hommes à construire une société civile et nous comptons surtout sur les Européennes et sur les Européens actifs.

Pourquoi ?

D’après un sondage de l’Union européenne, il y a 100 millions d’hommes qui s’engagent de manière bénévole : dans une association sportive ou religieuse, dans une association de jeunes, en travaillant pour les pompiers ou dans des associations culturelles comme dans la votre.

Il en résulte l’idée de mettre en contact ces hommes pour qu’ils puissent profiter des expériences des autres, de leurs idées et de leurs connaissances.

Je vous souhaite tous de pouvoir trouver de nouveaux chemins et de développer de nouvelles idées avec les citoyens et les citoyennes de vos villes et de vos communes pour construire l’Europe de l’avenir.

C'est surtout le travail ici dans la commune, le contact entre les citoyens et les citoyennes et l'Union européenne, qui sont très importants pour que le processus d'intégration et de réconciliation puisse réussir

.

C’est votre travail, le travail dans votre association et dans d’autres associations qui forme la base pour ce processus européen.
Avançons ensemble avec les citoyens et les citoyennes.

Je vous remercie de votre attention.

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