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Site franco-allemand relatif au jumelage des communes françaises de Entrammes, Forcé et Parné sur Roc avec la commune allemande de Rosendahl, depuis le 4 octobre 1970/Deutsch-französische Internetseite der Partnerschaft zwischen der deutschen Gemeinde Rosendahl und den französischen Gemeinden Entrammes, Forcé und Parné sur Roc

Inauguration de l’exposition Klein Burlo
Article mis en ligne le 29 mai 2016
par jean-marc
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A la recherche des lieux perdus,

Extrait du discours de Reinhold Hülsewiesche
(Jeudi 5 mai, 15h00, Parc des générations de Darfeld)

Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour :

  1. célébrer une nouvelle étape dans la coopération entre l’Université de Münster et la commune de Rosendahl ;
  2. pour nous rappeler aux origines de jumelage entre Entrammes, Forcé et Parné et Rosendahl.

Cette fois-ci, ce sont les lieux disparus qui sont au centre de notre intérêt que nous voulons faire revivre dans les mémoires des citoyens et des visiteurs. Un des ces lieux est un prieuré dont l’histoire a commencé au quatorzième siècle, quand des moines Wilhelmites reçoivent une donation de sol par une famille nommée Strick de Horstmar, en vue de la fondation d’un couvent.

L’exposition que nous avons préparée consiste en différents objets recherchés, parmi eux on trouve également quelques reconstructions.

La maison des sciences a deux étages :

  • qu premier étage, on peut , par exemple, rester dans une maquette de stalles caractéristiques pour les monastères cisterciens. Là, on trouve aussi une station où on peut écouter des chants des moines cisterciens, qui ont suivi les Wilhelmites au lieu-dit Klein-Burlo – Petit-Burlo - dès 1404 ;
  • à partir de 1448, les Cisterciens font partie d’une fraternité de ‘Devotio Moderna’ . En plus, on peut entendre l’ancienne cloche de l’église de Burlo. Aujourd’hui, cette cloche sonne dans l’église d’Asbeck - un village seulement à quelques kilomètres d’ici ;
  • une photo du reposoir de l’ancienne église cistercienne est à voir, qui est maintenant une église de pèlerinage à Eggerode, également pas loin d’ici. En plus, on peut admirer les images des religieux qui vivaient au couvent en 1786 et un habit Cistercien d’origine.

Au sous-sol du bâtiment, à la face arrière, on trouve une réplique de la chaise du prieur de Petit-Burlo, à droite se trouve un des 2104 livres que contient la bibliothèque du couvent, des exemplaires d’actes et de documents concernant des moments importants dans l’histoire du monastère ; par exemple le document de la fondation et le cachet historique du prieuré, nommé en latin Vinea Beatae Mariae in Novo Burlo, signifiant Jardin du vin de la Vierge Marie.

Grâce aux autres objets et images, on peut reconstruire le réseau international des Cisterciens, commençant au treizième siècle, et en plus, d’autres informations sur les Wilhelmites et les Cisterciens.

Dans la grande vitrine au milieu, vous voyez le seul image du bâtiment du couvent de Petit Burlo et reproduit comme aussi le plan idéal d’un monastère Cisterciens. Au mur gauche, des cartes historiques montrent la place de Petit Burlo, et aussi une pierre en grès qui a la forme d’une partie de fenêtre de l’église, trouvée pendant les travaux des champs par le fermier qui, aujourd’hui, travaille sur les lieux du couvent.

Mais quand et où arrivent les Trappistes dans l’histoire ?

Après la grande Révolution de mille sept cent quatre- vingt-neuf et ensuite sous le règne de Napoléon on a fermé et renvoyé tous les moines, frères et sœurs, on a occupé les bâtiments religieux et on les sécularisés, pas seulement en France mais aussi dans le reste de l’Europe. En relation avec cette situation, l’histoire des Cisterciens à Petit-Burlo s’est terminée.

Les moines de la Trappe ont dû abandonné leur place d’origine en 1791, le prieur Augustin de Lestrange et les vingt-trois autres moines et frères convers partirent, et quelques-uns parmi eux font une Odyssée à travers l’Europe pendant 4 ans. Grâce au soutien de l’évêque de Speyer, ils sont arrivés à Münster, un lieu plein d’émigrés français à cette époque.

En 1795, on peut constater le premier contact entre les Trappistes, M. Laprade en particulier, et la famille de Droste zu Vischering, Clemens August, plus tard archevêque de Cologne, et ses frères Adolf Heydenreich et Kaspar Maximilian, un évêque de Münster.
Le baron Droste zu Vischering avait une petite propriété à Darfeld qu’il a offert à Laprade et ses moines.
L’histoire qu’on raconte est qu’en octobre 1796, les 3 frères Droste zu Vischering marchaient avec le prieur Laprade de Darfeld, en direction de Holtwick, quand tout à coup, Laprade s’est arrêté et a constaté que ce lieu est bon ; tous les 4 ont dressé une croix en bois pour marquer la place du futur prieuré.

C’était un grand soulagement pour les Trappistes et enfin le contrat final fut signé par Adolf Heydenreich Droste zu Vischering en Décembre 1797.

Le nom de cet établissement devenait « La Maison Dieu L’Eternité de Notre Dame de la Trappe ».

Rapidement, on développait des activités intenses. Ils ont bâti des cabanes, cultivé le sol et édifié l’église dans quarante jours seulement, aussi surtout par les soutiens des ci-devants Westphaliens.

En 1800, les premières sœurs sont arrivées à Darfeld et on a équipé un double cloitre pour quelques mois. En plus, les Trappistes ont pu prendre à bail l’ancien couvent des Cisterciens à Petit-Burlo, qu’ils ont rénové ensuite. Mais dans la situation politique de ces années il devient difficile à obtenir les couvents. Alors en 1811, on reçoit une décision de dissolution et les Trappistes obtiennent des passeports et peuvent abandonner Darfeld - 29 frères et 28 sœurs, mais quelques personnes malades ont pu rester dans les couvents. En 1814, des religieuses retournent à Darfeld et veulent par ici organiser un retour à La Trappe d’origine, sans réussir.

Finalement, les sœurs ont quitté Darfeld en direction de l’Alsace (Oelenberg), et en Septembre 1825, l’histoire des Trappistes à Darfeld était finie.

Un des frères convers de Darfeld, M. Le Clerc de la Roussière a ensuite acheté un prieuré à Entrammes en 1807 [1], mais comme des problèmes politiques durent encore, on mettait quelque temps jusqu’ à ce que la place nommée Port –du –Salut ait pu ouvrir en 1811 [2].

L’histoire des Trappistes à Darfeld était terminée et la tradition monastique a commencé à Entrammes et forme le cœur de jumelage entre Entrammes/Forcé et Parné et Rosendahl.

Finalement, nous avons une petite surprise pour les Trappistes entre nous : en 1840, une peinture était dédiée pour remercier la famille Droste zu Vischering pour leur soutien.
On peut lire sur le verso de la peinture : Cette peinture est donnée par les prêtres de la France à l’ Archevêque de Cologne, Clemens August Droste zu Vischering en 1840.

Le sujet est Jésus au sein de ses disciples, un parmi eux est habillé comme un Trappiste. Le style est Nazarene. A gauche, on voit un tronc flétri duquel sortent des sarments fertiles, signifiant peut-être qu’ une nouvelle vie attend les Trappistes. Les couleurs sont calmes et au fond, on aperçoit un paysage fictive.

La famille Droste zu Vischering a offert la peinture d’un certain Octave Hauser, né en 1822 à Florence et d’origine allemande, à l’église de Darfeld. Le peintre était protégé par Charles de Montalembert, politicien et historien, qui, de son côté, a écrit une Histoire des Moines en Europe (en 7 Volumes).
Dès l’année 1846, la peinture se trouve à l’église de Darfeld jusqu’à ce jour. On la trouve au chœur en passant par la porte de la sacristie.

Notes :

[11809 ?

[221 février 1815

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